
Camino sobre la calvicie
De la tierra mojada,
Nadie tiene el peso
De impedir esta inversión:
Inevitable saliva
Que se esconden los amantes.
El cuerpo que inventé
Dormido, desnudo,
Aburridamente gemelo a todos,
Me hace ciudadano de un dulce éxito
Que ruge en la estación del metro
Al sol seco
Como aquella saliva
Que dejamos en la cama
Mal querida por fracasada
De la sensual farsa que no dice nada.
trd. au français:
Je marche dans la calvitie
De la terre humide,
Personne ne fait le poids
Pour empêcher cette inversion :
Inévitable salive
Qui se cachent les amants.
Le corps que j’ai inventé
Dormant, nue,
Fâcheusement gémeau des autres,
Me rends citoyen d’une douce réussite
Qui rugi dans la station métro
Au soleil sec
Telle cette salive
Que nous laissons au lit
Mal aimée car échoué
Dans la sensuelle farce qui ne dise rien.
photo: Eva Rubinstein



