mardi, septembre 30, 2008

Rainer Maria Rilke contemporaneo



Y al fondo de los jardines aparece un palacio
sumergido en la vision interior
de sus salas pobladas de inmensos retratos de ancestros.
Indiferente a todo, sin recordar ya las fiestas pasadas,
él queda, silencioso y paciente como un huesped.

Por desgracia vi después los palacios de este tiempo.
Ellos desfilaban como pavos de un fino plumaje
pero con voces chillonas, horribles.
Muchos hombres son ricos e inmensamente orgullosos.

Pero los ricos no son ricos...

version française:

Et tout au fond des jardins apparaît un palais
enseveli dans la vision intérieure
de ses salles peuplées de lourds portraits d'ancêtres.
Indifférent à tout, ne se souvenant plus des fêtes d'autrefois,
il reste, silencieux et patient comme un hôte.

Hélas, après j'ai vu les palais de ce temps.
Ils paradaient comme des paons au fier plumage
mais à la voix criarde, horrible.
Beaucoup d'hommes sont riches et leur orgueil est grand.

Mais les riches ne sont pas riches...

Rainer Maria Rilke, Le livre de la Pauvreté et de la Mort, fragmento, traduccion en español a partir de la version en francés realizada por Arthur Adomov en 1940.




Rembrandt, Le vendeur de mort-aux-rats, 1632, Agua Fuerte.

dimanche, septembre 21, 2008

non fiction? d'un étranger en France

Ce n'est nullement une bonne idée de mélanger, comment on dit au Chili, les poires avec les pommes des terres. Mais les mauvaises idées sont pour moi courantes et parfois je crois qu'elles recouvrent une recrudescence de bonnes idées refoulées au fond de la pensée. Alors, des fois, ne pas recracher ces soi-disant mauvaises idées, serait du gaspillage. Trop de "re"? Mon dictionnaire digital français s'est bloqué à la lettre R. rrrrrrrrrrrrr.
 La mauvaise idée serait ici d'écrire une prose non fictionnelle. Il faut dire que l'idée de ce blog c'est de ne pas avoir de ligne éditoriale claire. Cependant, la dynamique a été jusqu'ici, celle que dictent la poésie et la fiction. Je crache, alors, le morceaux... et on verra ce qui ne trépasse pas au fond, mais qui trépigne dans ces lignes tressaillies par le trident que je trimbale (je ne comprends pas non plus, mais mon dico vient de sauter vers les lettres Tr).
Il y a déjà deux ou peut-être trois mois que je suis de nouveau établi en France. Personne ne doute que je sois content de revoir mes amis, de marcher sur les trottoirs amples et connus de mon ancien quartier à Lyon, d'aller faire le marché les dimanches, d'aller quelques soirs au cinéma voir les films d'auteur en V.O et de faire l'aller-retour à pied, de retrouver mes marques quoi. Seulement, j'habite maintenant dans la sympathique et côtière ville de Caen ; à 700 km de Lyon. Tout est nouveau de nouveau, ou presque. Pendant près de deux ans au Vietnam, je n'ai pas pu oublier l'administration française et son rapport aux étrangers. Le moment que je redoutais est arrivé, et je me suis trouvé une fois de plus en tête à tête avec une dame de l'administration (publique ou privé, ce n'est pas la question). Poussé par ma femme (une française révolté contre tout) qui ne peut pas subir un homme aussi peu courageux que moi face aux secrétaires, j'ai dû faire preuve de sang froid et m'assoir dans un bureau avec cette dame et une table comme ligne de démarcation.
La dame a commencé par me dire "Bon, haaamm. Dites-moi, monsieur ?" pendant qu'elle baissait rapidement ses yeux sur sa montre. Au moment où ma bouche s'est mise à prononcer les deux premiers mots, pendant que j'essayais d'ordonner mes idées et de me rassurer sur le fait que j'étais bien là pour mettre à jour mon dossier d'assurance santé et qu'il faudrait quand même commencer par établir ce fait évident et et et et... la dame avait déjà fixé son regard sur moi. Et oui, malgré mon nom de famille, je ne parle pas avec un accent allemand, ni anglais ni, enfin, européen, mais latino-américain. Je me suis déjà fait à l'idée que c'est très perturbateur pour ces gens de l'administration de se retrouver face à quelqu'un que, eux-mêmes, n'arrivent pas à classer d'un seul clin d'œil.
Après d'avoir exposé mon cas, la femme m'a demandé si j'avais un numéro de sécurité sociale. Comme bon citoyen autour d'une table de dissection, je lui ai montré ma carte vitale et elle a répondu "hum". Puis elle m'a demandé si ma compagne avait un numéro de sécurité sociale. Un peu déconcerté je lui réponds "Est-ce qu'il y a des français qui n'ont pas de carte vitale ?". Un "hum" comme réponse et puis elle s'est mise à taper sur son ordinateur. Comme d'hab, je pensais à Kafka. Il n'a rien inventé. Elle a levé la tête avec une grimace d'horreur profonde et une voix grêle est sortie de sa bouche "Mais...vous n'êtes pas dans mon système !! Comment ça se fait ??!!". Alors j'ai mis play et j'ai dû encore ré-expliqué que nous venons d'arriver dans cette ville, que, avant, nous habitions à Lyon et que nous sommes tout juste rentré en France après avoir vécu deux ans au Vietnam. La femme a fait encore "hum". J'ai remarqué cette capacité des fonctionnaires à s'exprimer avec cette particule tellement solennelle qui est le "HUM". Je crois que j'ai identifié une quarantaine de types différents de "HUM".

Soyons justes, l'administration est une boîte de pandore en France comme au Chili. Mais, je peux le dire, ici c'est une cage à pièges. J'ai fini par croire qu'il faut mentir pour revendiquer ce à quoi on a normalement droit. La femme que j'avais en face de moi s'est mise à me mitrailler avec ses questions. « Vous avez écrit ici que vous avez eu un problème de genou, donc déjà une feuille de soin. Vous êtes arrivé ici en tramway monsieur ? ». Oui – je réponds immédiatement. Plus vite, plus rapidement libéré je pensais. « Et vous avez marché jusqu'ici », ajoute-t-elle. Je commençais à comprendre, la douleur ne se voit pas noir sur blanc, alors j'étais un menteur, sale profiteur du système. Voyez madame, j'ai une demi jambe orthopédique (ce qui était faux). Je suis amputé. La dame a donc prononcé un « hum » de malaise. Alors elle s'est penchée vers les tiroirs de son bureau et un défilé de papiers commençait à combler ma vision. « Je vais vous demander alors de remplir ici, et de revenir avec ce qu'on vous demande ici et ici ; ah non, mmmh pas ces papiers-là, ce n'est pas votre cas, et puis il va falloir demander une attestation à votre consul et une lettre au médecin que vous connaissez chez vous... » Chili? Je demande. « Oui, au Chili, me répond-elle. C'est tout simple et claire. Et dites-moi monsieur, vous êtes parti au Vietnam engagé par le ministère de l'éducation? » Ehh – je doutais de tout. Chaque information nouvelle que je lui donnais, vrai ou fausse, me mettait dans une démarche interminable de noms, de certificats, de signatures, de timbres et de numéros de téléphone à donner. Je suis parti pour travailler dans une institution française, je lui ai répondu essayant de contourner la question. « Alors, vous avez quitté la France de votre propre gré ». Ehhh...
Voyons, ma partenaire et moi n'arrivions pas à l'époque à trouver un emploi avec un contrat correct. Je travaillais pour cinq employeurs différents, mais aucun ne voulait être mon employeur principal, ce qui me destinait à être sous-contractuel pour des petites taches mal payées. Sérieusement, je ne voyais pas comment on peut impliquer ma volonté dans le fait de quitter un pays où aucune chance ne t'est donnée de vivre d'une manière digne. « Oui madame, je suis parti comme vous venez de le dire. »
J'ai fini par répondre aux questions de la femme. Je suis sorti du bâtiment avec une nouvelle pile de papiers à remplir et à photocopier, doutant de ma gratitude envers ce pays que m'avait accueilli et que j'avais quitté sans remords de mon propre gré. De plus, j'ai fini cette journée sans une demi-jambe. Ma femme avait de quoi être fière.

samedi, septembre 20, 2008

un poème... je crois


Autorización

Es el horizonte bajo el tapete
Es el agua que escurre sobre el computador prendido
Es el final de la última locura,
El derrumbe del último iceberg de mis deseos.

Campos negros
Abandonados por los ríos
Caen como plumas escapando de un Apocalipsis
Y en la órbita de mis temores
El dedo del sol
http-tp-tp
Girando en un c.d.
Con desidia ancestral.

Es el sonido de la madera que se vuelve carbón
En una playa virgen,
Es la fuga de mi cabeza
Que va a perderse con buen clima.

trd. en français

Permission

C’est l’horizon sous le paillasson
C’est l’eau qui coule sur l’ordinateur allumé
C’est la fin de la dernière folie
La plongée du dernier iceberg de mes envies.

Des champs noirs
Abandonnés par les rivières
Tombent comme des plumes qui fuient une apocalypse,
Et dans l’orbite de mes craintes
Le doigt du soleil
tp-tp-tp

Tournant dans le lecteur c.d.
Avec un blasement ancestral.

C’est le son du bois virant au charbon
Sur une plage vierge,
C’est l’évasion de ma tête
Qui se perd avec du beau temps.


Panografia: Mr. Folch

lundi, septembre 15, 2008

Un grand est parti


Il est parti. L'un des ceux qui m'ont donné tant de bons moments, ce lundi a fait son point dans l'une de mes feuilles qui restera toujours blanche...folie parle, la musique dort avec ses somnifères qui sombrent faux sur le clavier d'un piano.
Trois morceaux en honneur à Wright.

vendredi, septembre 12, 2008

remember... for me

Hace algunos meses, mientras aun disfrutaba de los tubos de escape y bocinazos vietnamitas, escribi esta nota (o como quieran llamarla, vaya vaya los listos) que fue publicada bajo seudonimo por razones de seguridad y bienestar propios -- El partido de la solitaria estrella, un ojo tuerto y el otro alucinando --.
La revista es Hermano Cerdo, en su numero 19 a la que podran acceder AQUI

o siguiendo las pistas que ya he dado para los listillos y listillas.

jeudi, septembre 04, 2008

DEDOS DE DESEOS

Mistificación de una noche de vasos libres, viendo el tiempo más lento de lo que supera la razón. Perdimos otra vez la noción de lo que son los límites temporales. Nuestro lóbulo homogéneo saturado de estímulos amorales que enferman al libertino más famoso de la esta historia. Por favor, otra hoja que dar vuelta en este libro tan manoseado... Se revientan las bocas de contenidos para mayores de 18 años, si tienen menos quedas fuera, no juegas.

Pasamos invictos, nada que temer frente al nuevo amanecer, radiantes de historias y caminos avanzados por esta inmensa carretera llena de vida. No pidas que dé menos, ni que me transforme en ceniza sin antes haberme incinerado por completo, así llego al infierno consumido.

Vez, las cosas que prediqué las practiqué y las que mentí, sólo fueron parte del prólogo y el epílogo. Mañana cuando despiertes me extrañaras y me buscarás aunque sientas temor de que vuelva. Somos esta maldita droga que no tiene nombre y que se esparce en la sangre dentro de nuestros glóbulos rojos. Me encontraste otra vez frente al espejo, esperando que se abra el portal que nos lleva más alla de nuestro ego y vanidad, y mucho más allá de nuestra líbido y sensualidad explícita.